Cinquante.

Cinquante.











C'est un songe en tungstène qui tuméfie mon cerveau & mes lèvres, qui use mes mots jusqu'à les rendre flexibles.


# Online seit Donnerstag, 08. Januar, 2009 um 16:20

I wish I could.


"Tant de gens croient faire l'amour quand ils ne font que de la présence".


Il n'y a que sans lui que ma nudité m'effraie. Tous ces jeux hédoniques que la chronologie défraie. Le monde est sauvage & aussi fou que moi. Il coule sous l'angoisse, ça ne s'invente pas, les égouts qui débordent, c'est une douche qui n'en finit pas de déverser ses gouttes acides & brûlantes. J'ai sur le corps des cicatrices aux néons, ceux-là même qui électrocutent les passants. De passage dans la vie, j'en garde un souvenir fugace mais opiniâtre: la comédie du malheur. Le ciel ne sera bientôt plus assez grand, bientôt il nous enfoncera sa lumière lugubre au fond de la gorge.

I wish I could.

# Online seit Samstag, 20. Dezember, 2008 um 12:08

Geändert am Dienstag, 30. Dezember, 2008 um 17:42

Aux désespérés, aux abandonnés, aux camés de la place des lynchés.

Aux désespérés, aux abandonnés, aux camés de la place des lynchés.



C'est un monde s'écroulant sous le poids d'heures trop courtes. La préface du roman en est pervertie, elle se tasse tel un coeur sans espoir. Les sentiments sont plus proches quand la poitrine est plate mais la tête reste branlante.


Ammoniac


Comme un cardiogramme qui s'essouffle, tes caresses s'estompent. Bientôt il ne restera de toi que quelques sensations incarcérés dans mon corps.Les désespérés sont les plus beaux, souviens-t-en quand tu observeras tes bras vides de ma présence.

# Online seit Dienstag, 25. November, 2008 um 13:17

Geändert am Samstag, 18. April, 2009 um 09:38

On pourrait brûler, avaler le grand déversoir des images cyniques, à boire à plein tube cathodique.

On pourrait brûler, avaler le grand déversoir des images cyniques, à boire à plein tube cathodique.

" Qui se grise de rêverie est d'autant plus prêt au délire
qu'il prolonge son extase."



Je continuerai à m'injecter de l'amnésie en seringue. J'ai perdu toute raison de vivre un de ces jours maussades où même la nuit est contre l'humanité qu'elle recouvre, lorsque ses tentacules t'étouffent dans les draps moites. C'est qu'à force de faire saigner on a oublié comment s'y prendre correctement. Je crains de ne pas pouvoir mourir tranquille: l'honneur commande des réflexes, la conscience des échappatoires. Au milieu de cela, je tends à m'étourdir. Le trou noir somme toute, la supernova n'est pas loin.


# Online seit Mittwoch, 12. November, 2008 um 15:20

C'est l'escapade, l'incartade d'un corps badigeonné de goudron & de plumes.

C'est l'escapade, l'incartade d'un corps badigeonné de goudron & de plumes.





"C'est là, endiguée entre mes hanches, une espèce de sagesse qui sait mieux que moi ce que je veux. Mais ma peau est scellée comme un sac, il semblerait que je pense trop. Renies-tu ta vie, tes envies, tes couleurs, ta jeunesse ? Personne ne serait assez dément pour le faire. On perdrait trop de temps à vouloir se tuer, à se tromper soi-même à force de tromper autrui. La vie est faite de marbre & de boue, alimentée aux couleurs glauques du petit matin. L'âge moderne dans lequel tu vis est le triomphe de la médiocrité collective. Retiens-le: ta vie est pourrie. Démantelée, je te lègue mon espoir comme sacrifice & héritage. "




# Online seit Dienstag, 28. Oktober, 2008 um 16:10