Je suis Dieu.

Y'a comme une odeur de souffre dans les beaux quartiers, d'ici peu tout cela va sauter comme une belle flambée. Nous avons beau enfler nos conceptions, au-delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses. C'est une sphère infinie dont le centre est partout & la circonférence nulle part.

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 15:02





Comme les yeux bleus s'enfoncent dans mon âme & y grave des cercles hypnotisants âcres & incandescents, j'ai besoin de ton épaule pour me soutenir. Jusqu'à présent rien d'autre que ta peau n'a su me guérir de mes échorchures.



Again.



Mes pas feutrés remuent encore & toujours un petit peu de ces moments las, que j'aimerai cryogénés pour les garder dans leur brûlante splendeur.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 09:39

Il y a instant, où tout homme est un aristocrate déçu.



Je vis à contresens. Je devrais être une pute, elles peuvent délibérément marcher dans le sens contraire au courant sans gerber. Si ce n'est ce blanc visqueux qu'ils nous injectent, eux, les hommes. Déboussolée, je contemple mes mains, desquelles les mots ont glissé. Je les voulait beaux & coupants comme le verre brisé, mes seuls mes doigts pâtissent.

- Monde, je te salue & je crache sur ton rictus moqueur.-


# Posté le vendredi 19 septembre 2008 14:35

Suite des numéros Dix-Neuf & Trente.

Suite des numéros Dix-Neuf & Trente.

Lettre aux autres.

Je ne vous en veut pas. Pas la moindre animosité dans mes propos ou dans mes gestes, alors freinez-moi ces instincts larmoyants. Je suis partie délibérément. Ce n'est pas de votre faute, ne vous rongez pas l'acide de vos veines par culpabilité. Ce serait franchement inutile. Oubliez-moi, l'espace de quelques crépuscules. Dieu est ingrat, & dans le bénitier, son eau danse la polka; j'attends l'apogée des pas pour revenir. Je veux voir vos visages blêmes s'épanouir devant mon corps & mon visage, je veux un tableau de retour parfait, comme celui de l'Enfant Prodigue. Peut m'importe si ce retour se fait dans une voiture de milliardaire ou dans un cercueil, j'aurai vécu & mérité mon nom d'Éphémère.


# Posté le lundi 01 septembre 2008 11:36

Modifié le samedi 18 avril 2009 09:25

Je me souviens de la guerre brûlante, de la guerre froide, & enfin de la guerre lasse.

Je me souviens de la guerre brûlante, de la guerre froide, & enfin de la guerre lasse.









Jusqu'au jour où l'aube a claqué son insolence à la face de mes cernes. Une révérence avec le sourire en coin. L'aube avait toujours eu un effet destructeur sur mon encéphale. J'aimais pas vraiment ça, l'aube. Les coulisses du jour, leur saleté nocturne me faisait vomir. Amnistie, amnistie ou alors amnésie.



Qu'est-ce que vous voulez que ça foute.





# Posté le mardi 26 août 2008 10:34

Modifié le samedi 18 avril 2009 09:30