Je me souviens de la guerre brûlante, de la guerre froide, & enfin de la guerre lasse.

Je me souviens de la guerre brûlante, de la guerre froide, & enfin de la guerre lasse.









Jusqu'au jour où l'aube a claqué son insolence à la face de mes cernes. Une révérence avec le sourire en coin. L'aube avait toujours eu un effet destructeur sur mon encéphale. J'aimais pas vraiment ça, l'aube. Les coulisses du jour, leur saleté nocturne me faisait vomir. Amnistie, amnistie ou alors amnésie.



Qu'est-ce que vous voulez que ça foute.





# Online seit Dienstag, 26. August, 2008 um 10:34

Geändert am Samstag, 18. April, 2009 um 09:30

Nota Bene.




Je suis juste quelqu'un de cruel.



Nota Bene.

# Online seit Montag, 11. August, 2008 um 04:34

Quatre mains pour des maux identiques.

Quatre mains pour des maux identiques.
En ce moment je me rends compte que j'ai idéalisé la vie et tout ce qui vas dedans, mais que tout ce en quoi je crois n'est qu' illusion. Je me sens comme cette pauvre idiote d'Emma Bovary.

Sûr qu'elle était en plein dedans elle, mais toi tu es plus fort, tu as su remonter. Regarde tes poignets, regarde les traces indélébiles que ces inepties t'ont laissées, tu voulait vraiment recommencer ? Je serai venue lécher ces souvenirs un peu trop douloureux. C'est le principe du souvenir, il faut quelqu'un pour te guérir de la question des illusions, tu te souviens ?

Tu voles haut dans le ciel et mes yeux ont peine à te suivre, mais au pied du cerisier les blessures cicatrisent plus vite, les larmes tombent plus fort et les miroirs se brisent : rien de ce que l'on voit n'est réel. Ainsi seule la toile des rêves me guérit tisseuse, et tu es la seule à me guérir ici haut.

Je suis la tisseuse, la tisserande des rêves c'est vrai, je suis a l'origine de tes plus beaux cauchemars catarsiques a l'évidence. Normal que mon rôle ai un double sens, que croyais-tu ? Tu sais, j'ai beau voler souvent les ailes se crament au soleil. Alors je tombe encore plus bas que les ombres, il en faut des efforts pour me faire retourner dans mon royaume de sakura. Elles me dégoutent celles-la d'ailleurs, avec leur bonheur a tout faire. Comme l'électroménager, elles viennent repasser et aspirer nos déboires.

Leur bonheur est la pire des illusions. Le notre ne dure que le temps d'une seconde hélas, et si ce bonheur dure, ce n'est alors que l'écho d'une lointaine paix intérieure... Le bonheur oui, c'est ce qui arrive quand on passe l'aspirateur : la poussière revient vite le ternir... alors il faut l'entretenir. Mais comment. Emma était plus forte pour s'endetter que pour faire le ménage en tout cas.

Encore elle ? Laisse-là de coté, ses secondes à elles ne valent pas une des nôtres. Nous avons les secondes les plus orgasmiques du monde, les plus belles, et ça personne ne pourra nous en guérir, c'est notre pathologie propre, notre ultime ascension.


Lui en noir. Moi en bleu.

# Online seit Montag, 07. Juli, 2008 um 15:01

Geändert am Sonntag, 21. September, 2008 um 09:18

Tout ceci est obscène comme une coupure de publicité.

Tout ceci est obscène comme une coupure de publicité.




Monsieur le Directeur,


____Avant de vous écrire, j'étais étudiante en neurologie, pour essayer de décomposer la substance à l'origine de nos inepties permanentes. Mes travaux ont fait fureur dans le monde de la médecine, j'ai rendu caduques les meilleurs traités sur le sujet. La fortune découlante, elle m'ennuyait un peu, à la manière du sexe: on jouit, mais après vive les états d'âmes. Pas moyens d'aller chercher deux ou trois amis compatissants. Je les avait déjà tous disséminés à coups de sarcasmes tragicomiques, leur bulle a éclaté. Il m'est arrivé de retrouver de la cervelle sur le tapis de certains. Maintenant, je n'ai plus rien à faire, je veux juste continuer à disséquer les neurones des gens qui constituent ce qu'on appelle le monde. J'ai un plan d'attaque: les abrutir, comme des bovins.


Monsieur le Directeur, vous le voyez, je n'ai aucune psychologie, aucun sens de l'autre, j'ai donc le profil pour présenter un divertissement sur TF1.

# Online seit Samstag, 05. Juli, 2008 um 15:36

C'est le cri de la raison face à vos sentiments éviscérés.

C'est le cri de la raison face à vos sentiments éviscérés.





Tout est joli; c'est l'essentiel. Les couleurs se mélangent, s'abreuvent les unes des autres. L'ensemble est beau, splendide, brodé de fil d'ors qui se trouve être des éclats de lune brisés. Silencieux comme un corbillard, filandreux comme l'ombre. L'ensemble évoque ce plaisir d'autodestruction qui me ronge les ongles, la peau, les os. Moi, l'auteur, j'ai souffert donc j'ai hurlé, j'ai hurlé & j'ai vécu. Je suis toujours vivante; saluant mon oeuvre d'une révérence inutile. "Je ne t'aime pas, je ne t'aime plus, je ne t'ai jamais aimé." Quelque part on m'a déjà sorti cette phrase, je ne me rappelle plus la date ni le lieu ni le nom, il semble que ce soit le tableau qui parle, était-ce un rêve?



Il faudrait un coup de revolver bien nu
pour déchirer ce sortilège.


# Online seit Montag, 30. Juni, 2008 um 12:50