Lights in my broken mind.

Lights in my broken mind.


“J'aime la vie, mais je l'aime parce que j'espère qu'elle me donnera l'occasion
de la jeter dignement par-dessus bord."




La vérité vient de notre capacité à exister. Il n'y a de bourreau que par la timidité maladive qui se cache dans les recoins de l'indifférence. Impersonnalité, ça sonne comme imperméable. Je suis la fille la plus imperméable du monde. Pourquoi faut-il qu'au coeur de la nuit je me laisse couler si loin, si profond dans le noir ? Il se pourrait bien qu'un jour, je disparaisse sans traces, comme aspirée par le néant que j'aurai fait naître autour de moi. J'aspire les émotions comme un trou noir & je les broie pour ne plus jamais les ressentir. Je peux aller très loin comme ça, m'enfoncer jusqu'au cou, jusqu'à avoir les traces de mon désespoir sur toute la surface de mon corps. Mes ailes mutilées vont être transformées en boa pour les filles du Crazy Horse. Je veux croire en Utopia, c'est comme dire à une gamine: "Blätter braucht man nicht zu waschen." Si elles ont besoin, parce qu'elles sont grises, c'est pas beau le gris; tout doit être vert, vert tu m'entends, on rejette le nucléaire & on est bien content quand on rentre chez soi, bercé par l'électricité de nos lampes et de nos envies.


# Online seit Freitag, 13. Juni, 2008 um 05:29

Nous fumions tous les deux sous les nuages, il m'a dit que j'étais belle. Il mentait forcément.

Nous fumions tous les deux sous les nuages, il m'a dit que j'étais belle. Il mentait forcément.





"Pleurer, c'est la raison de marcher. Pas de vivre, puis vivre c'est marcher de toute manière. & courir, principalement se rétamer. Moi, je ne fais pas partie des filles douées. Je suis plutôt la fille qu'il faut pas. Une erreur. Moi, je tombe tout le temps, à chaque fois faut mettre des pansements sur les écorchures & soigner les hématomes, sinon ça saigne & c'est laid. Je ne compte plus tous eux qui m'ont relevée, tous ceux qui ont percé mes élucubrations, tous ceux qui m'ont lacérée. Tu verras, les larmes ça passe vite quand on a l'habitude de se noyer dedans. On a pas tous envie de mourir asphyxiés. On l'est suffisamment déjà, nos poumons sont aussi crasseux que nos veines. Il faut vivre. Vivre, tu comprends ? J'ai tellement attendu, j'ai cru que j'étais morte à force d'attendre. On a tous trop attendu. Maintenant, il faut se lever, marcher, saigner, cracher sur les inepties des autres & garder la tête haute. "

C'est peut-être ça qu'il faut leur dire,
à ceux qui n'y croient plus.

# Online seit Mittwoch, 04. Juni, 2008 um 10:01

Trente-Deux.




Je cherche les mots durs, secs, ceux qui font mal,
la parole mitraillette que je n'ai pas.



# Online seit Samstag, 24. Mai, 2008 um 09:48

Faire l'amour est synonyme de faire la guerre.

Faire l'amour est synonyme de faire la guerre.




Je n'ai jamais apprécié ta façon de me posséder qui,
si violente & active qu'elle fut, n'en restait pas moins indifférente. Pourtant, je t'aimais. À l'imparfait & sans négation. Je te haïssais aussi. Laquelle des deux versions
est vraie ? Aucune. La vérité tient en trois mots: je te méprise. Je méprise aussi toutes les petites phrases
subtiles, les minuscules vengeances, les vraies déceptions calculées au pleur près, les faux espoirs, les promesses feintes, l'amour transformé en désastre, & puis ces nuits, brûlantes, écumantes, où je n'étais plus rien qu'à toi.
C
ertains soirs je m'endors en rêvant de Korsakov, la seule maladie où on vit heureux, béat, dans notre nouvelle vie. La mienne se passera de crépuscules & de matins sales. Elle sera amphygorique, magnifique, lascive, teintée au vitriol.
- P
our t'évincer, si jamais tu revenais. -


# Online seit Donnerstag, 08. Mai, 2008 um 13:32

Geändert am Samstag, 24. Mai, 2008 um 09:25

Suite du numéro Dix-Neuf .

Suite du numéro Dix-Neuf .

Lettre à mon mari.


La première tu me retiens, la deuxième tu me laisses partir.
Aujourd'hui, c'est le bon, de jour. Je te laisse ma fille, tout . Que vas-tu faire ? Je vais m'en vouloir un peu, de partir en catimini. Mais ce remords sera de courte durée La vie me tend les bras. Le rideau s'est levé. Tu viens de me retenir, aujourd'hui même, la fois de trop ou la fois qui n'étais pas assez. Tu m'as fait mal au poignet à force de me retenir, il n'en fallait pas tant. Je suis un monstre de faiblesse sous ma carapace. Quel dommage que tu ne t'en sois pas aperçu avec le temps; le soir sous les draps noirs. Les clés sont sur l'oreiller. Je n'en aurai plus besoin.
Je ne sais pas si tu vas me manquer.


# Online seit Mittwoch, 16. April, 2008 um 14:40

Geändert am Sonntag, 01. Juni, 2008 um 14:13